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Assurance emprunteur et risque aggravé de santé : s'assurer après 60 ans

Un traitement, une maladie suivie, un antécédent : après 60 ans, c'est fréquent. Un « risque aggravé » ne ferme pas la porte. Il change la façon dont l'assureur étudie le dossier, et le prix. Voici comment ça se passe.

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Mis à jour le 14 octobre 2026 · Sources : Code des assurances, convention AERAS, Code de la santé publique

Un couple de 75 ans dans une rue calme

En résumé

Un risque aggravé de santé est une maladie, un antécédent ou un traitement qui augmente le risque de décès ou d'invalidité par rapport à la moyenne des assurés du même âge. L'assureur peut alors accepter avec une surprime, exclure une pathologie, ou refuser. La convention AERAS organise un examen à trois niveaux, un droit à l'oubli 5 ans après la fin du traitement d'un cancer, et une grille de référence qui plafonne les surprimes pour certaines pathologies. Les surprimes varient beaucoup d'un assureur à l'autre : comparer est décisif.

Exemples fréquents après 60 ansDiabète, hypertension, maladie cardiaque, cancer, AVC, apnée du sommeil, surpoids
Réponses possiblesTarif normal, surprime, exclusion, refus
Droit à l'oubli5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute (cancer, hépatite C)
Convention AERASExamen à 3 niveaux, grille de référence, plafonnement des surprimes
Point cléLes surprimes diffèrent fortement entre assureurs

Ce qu'est un risque aggravé, et comment il est évalué

Chaque assureur dispose d'un médecin-conseil et de barèmes médicaux. À partir du questionnaire et des examens, il classe le dossier : risque normal, risque aggravé assurable (surprime ou exclusion), ou risque refusé. Les barèmes diffèrent d'une compagnie à l'autre : un diabète de type 2 bien équilibré peut valoir une surprime de 25 % chez l'un et une acceptation au tarif normal chez l'autre.

Après 60 ans, les pathologies les plus fréquentes dans les dossiers sont l'hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires (infarctus, stent, arythmie), les cancers (prostate, sein, côlon) et l'apnée du sommeil. Pour la plupart, les assureurs individuels spécialisés ont une réponse, à condition que la maladie soit suivie et stabilisée.

Un couple de retraités consulte des documents avec un conseiller

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Surprime, exclusion, refus : ce que vous pouvez faire

La surprime majore la cotisation (par exemple +50 % ou +100 %). Elle se négocie peu, mais elle se compare : c'est la première chose à faire. L'exclusion retire une pathologie précise de la garantie (par exemple les conséquences d'une maladie cardiaque) ; on peut parfois racheter l'exclusion contre une surprime. Le refus ouvre les niveaux 2 et 3 de la convention AERAS.

Quand l'assurance reste impossible ou hors de prix, la banque peut accepter une garantie de remplacement : nantissement d'une assurance vie, hypothèque, caution. C'est fréquent après 70 ans et ce n'est pas un échec : c'est une autre sûreté.

SituationRéponse habituelleÀ préparer
Hypertension traitée, équilibréeTarif normal ou surprime légèreDernières tensions, traitement
Diabète de type 2 équilibréSurprime modérée, parfois tarif normalHbA1c récente, absence de complication
Infarctus, stent, > 2 ansSurprime ou exclusion selon le bilanCompte rendu cardiologique, épreuve d'effort
Cancer, traitement terminé > 5 ansDroit à l'oubli : rien à déclarerDate de fin du protocole
Cancer, < 5 ansGrille AERAS ou étude niveau 2-3Compte rendu oncologique

Le droit à l'oubli et la grille de référence

Le droit à l'oubli (Code de la santé publique, L1141-5) permet de ne pas déclarer un cancer ou une hépatite C dont le protocole thérapeutique est terminé depuis plus de 5 ans, sans rechute. L'assureur ne peut ni poser la question, ni appliquer de surprime. Il s'applique quel que soit l'âge de l'assuré au diagnostic.

La grille de référence AERAS liste des pathologies (certains cancers, VIH, hépatites, mucoviscidose…) pour lesquelles, passé un délai, l'assureur doit accepter au tarif normal ou avec une surprime plafonnée. Elle est mise à jour régulièrement et consultable sur le site officiel de la convention.

Vos questions

Quelle assurance emprunteur choisir avec un risque aggravé de santé ?

Un assureur individuel habitué aux dossiers médicaux, plutôt que le contrat de groupe de la banque. Les surprimes varient fortement : faire chiffrer deux ou trois assureurs est la seule méthode.

Qu'est-ce que l'aggravation de risque en assurance ?

Une maladie, un antécédent ou un traitement qui augmente la probabilité de décès ou d'invalidité par rapport à un assuré du même âge en bonne santé. L'assureur ajuste alors son tarif ou ses garanties.

Quels risques sont couverts par une assurance emprunteur ?

Décès, perte totale et irréversible d'autonomie, incapacité et invalidité selon les garanties souscrites. Une pathologie peut être exclue du contrat ; elle est alors indiquée noir sur blanc dans les conditions particulières.

Quelle est la meilleure assurance pour les risques aggravés ?

Il n'y en a pas une seule : chaque assureur a ses barèmes. La bonne est celle qui accepte votre pathologie au meilleur prix, ce qui ne se sait qu'en faisant étudier le dossier.

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